La Maison Patou sort du sommeil

Né à Paris en 1887, Jean Patou a fondé sa maison en 1914, à l’âge de 23 ans.

D’esprit familial, ses parents, sa sœur madeleine et son mari travaillent pour la marque

Ses premières créations sont inspirées de ses voyages dans les Balkans et en Orient. Le jeune couturier a l’intention de libérer la femme des rigueurs vestimentaires imposées jusque-là.

Il commercialise des robes sans corset, raccourcit les jupes, et lance une ligne sport faite pour être portée en ville. Il a inventé le monogramme, glissant ses initiales « JP » sur des maillots de bain en jersey. Des célébrités de l’époque portent ses créations comme Louise Brooks, Joséphine Baker, Mistinguett, et Suzanne Lenglen.

En 1936, Jean Patou meurt d’une crise d’apoplexie à l’âge de 48 ans. Après sa disparition, Madeleine Patou, sa sœur, et Raymond Barbas, son mari, reprennent les rênes de la maison, mais sans son fondateur, la griffe Jean Patou perd de son aura. Plusieurs grands noms de la mode ont repris le flambeau créatif après la mort de Jean Patou : Marc Bohan, Karl Lagerfeld, Michel Goma, Jean Paul Gaultier, Angelo Tarlazzi et Christian Lacroix.

Après le passage de Christian Lacroix, la maison de couture a été mise en sommeil en 1987. En 2018, la maison Jean Patou est rachetée par le groupe LVMH qui nomme Guillaume Henry comme Directeur artistique.

 

 

Guillaume Henry intègre les Beaux-Arts de Troyes avant d’étudier la mode à l’école Duperré, puis à l’Institut Français de la Mode. Il commence sa carrière chez Givenchy puis travaille pour Paule Ka, pour Carven (à la direction artistique) et pour Nina Ricci (comme directeur de la création).

En 2018, il devient directeur artistique de la maison Jean Patou, devenue « Patou ». Il présente sa première collection durant la Semaine de la Mode à Paris en septembre 2019. Chez Patou, il développe un prêt-à-porter féminin d’inspiration couture au style délicat et accessible, joyeux et raffiné, avec l’envie d’habiller de vraies femmes, ses amies, ses collaboratrices, les femmes qu’il côtoie, celles qui l’inspirent. Pour elles, Patou doit être facile à aborder et à porter. Guillaume Henry pense la mode comme un art de vivre, toujours en mouvement. “Élégance, beauté, beaux-arts et fantaisie, je n’ai jamais accroché que ces quatre étiquettes à mes collections” disaient Jean Patou. Guillaume Henry est l’héritier de cette philosophie.